Je viens de tester pour vous le Webstamp de la Poste Suisse. Pas mal!
Pour essayer vous-même, vous devrez préalablement faire la demande d’un compte Postmail. C’est le plus pénible car une fois inscrit en trente secondes sur leur site web, notre chère poste se montre super-paranoïaque en préférant vous envoyer votre mot de passe… par la poste! Il vous faudra donc attendre au moins une semaine avant de pouvoir imprimer vos premiers timbres personnalisés. Ne perdez pas votre mot de passe comme moi car il vous faudra envoyer un email au support technique, qui vous répondra deux jours plus tard pour vous annoncer l’envoi d’un nouveau mot de passe… par la poste.
Y’a pas le feu au lac.
Le service vaut tout de même l’attente car une fois connecté, on compose ses timbres électroniques à souhait, avec le montant de son choix, avec ou sans photo, avec ou sans adresse. Le service génère des fichiers PDF que l’on télécharge pour les imprimer confortablement chez soi sur des étiquettes ou directement sur ses enveloppes.
Une fois imprimés, je vous conseille de jeter les PDF pour éviter le risque de les imprimer deux fois car chaque timbre comporte un code-barre unique qui interdit le double-emploi. Une erreur mène à un retard de l’envoi et évidemment à une surtaxe car il n’y a pas de petits profits au pays de Heidi.
Comme pour se faire pardonner pour leur procédure d’enregistrement abscons pour ne pas dire c** tout court, Berne offre généreusement un crédit de 5 francs pour produire ses premiers timbres. Lorsque le crédit est épuisé, on le recharge au moyen de sa carte de crédit que l’on saisit sur une page sécurisée (ouf, j’ai eu peur qu’il faille aller payer au guichet).
Maintenant que j’ai compris comment ça marche, je vais évidemment personnaliser tous mes envois du mois de mai avec la photo du mois alors si vous souhaitez devenir philatéliste-numérique et commencer une collection de Webstamp-Enrique Pardo, je vous envoie volontiers un petit mot.
Bon, avec tout ça j’ai raté la relève du facteur.