« imago »

Prototype inconscient d'un photographe

« De-ci de-là »

Brèves glanées au gré de l’actualité ou des envies.

mardi 30 octobre 2007

Genève est FON

Genève se met à l’heure du « Wifi citoyen » en invitant cinq cents habitants à devenir membre de la communauté FON. Merci à Joel Boissard de la TSR qui est venu nous filmer dans notre bocal pour le sujet monté à l’occasion de la conférence de presse donnée hier par la Ville.

Le principe de FON est simple: tu partages ton wifi = tu peux te connecter gratuitement à plus de 250’000 points FON dans le monde.

Contrairement à ce qu’annonce la journaliste en préambule, FON n’est à mon avis pas fait pour que tous ses voisins partagent la même connexion à internet mais plutôt pour inciter chacun au partage de sa propre connexion pour multiplier les points d’accès gratuits autour de chez soi et dans le monde.

FON est donc un outil anti-égoïsme efficace et je vous encourage à faire un geste envers la démocratisation du wifi et de l’accès à internet en devenant à votre tour Fonero en cliquant sur un des liens ci-dessous. On est d’accord que ceci ne résoudra ni la faim dans le monde, ni le réchauffement climatique mais si cela peut contribuer à faire évoluer les mentalités, c’est toujours bon à prendre.

FON Genève
www.fon.com
L’article sur TSR.ch

(Merci aussi à Davo pour l’enregistrement!)

mardi 14 août 2007

Ahdaf Soueif: I think of you

Je viens de recevoir un justificatif de ce livre dont la couverture porte une de mes photographies.

Pour moi les photos sont un peu comme les chats, elles ont plusieurs vies. La première est celle qui sort des tripes; elle a son histoire, fige un instant de vie. Le photographe peut ensuite prêter son image à une autre histoire ou à un autre artiste et lui laisse ainsi vivre une deuxième vie.
Elle devient alors libre, elle s’émancipe, elle fait ce qu’elle veut, elle raconte les histoires qu’elle veut à qui elle veut et surtout, elle est super-contente d’être sortie du tiroir pour aller se faire voir ailleurs.

C’est bête mais je suis toujours fier de voir mes photos dans de nouveaux contextes, non pas parce que je les ai faites, mais parce qu’elles arrivent très bien à vivre sans moi.


Terrasse de La Gazelle d’Or, Taroudant, avril 2000.
Photographie: © Enrique Pardo pour Millennium
Graphisme couverture: Katie Tooke

I Think of You par Ahdaf Soueif
Bloomsbury Publishing 2007 - ISBN 9780747588191
Format Paperback 198 x 129 mm.

dimanche 12 août 2007

Artifices

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(XVIIᵉ) Cour. Moyen trompeur et habile pour déguiser la vérité, subtilité pour tromper. → combinaison, feinte, finesse, leurre, manège, mensonge, piège, ruse, subterfuge, 3. tour, tromperie; artificieux. Employer un artifice ingénieux. Artifices juridiques, politiques. L’humilité « c’est un artifice de l’orgueil qui s’abaisse pour s’élever » (La Rochefoucauld).
Vieilli ou littér. User d’artifice(s).

mardi 31 juillet 2007

Photographier loin de chez soi

Photographier loin de chez soi est certainement plus aisé que de s’arrêter sur son quotidien. Je m’en suis rendu compte il y a deux ans lorsqu’à peu près à cette époque, j’étais à New York dans le studio d’un grand photographe du National Geographic, mondialement connu pour ses nombreuses photos « d’ailleurs ». Je m’étais inscrit à ce stage un peu par hasard, sur un coup de tête et quelques clics implusifs un dimanche de pluie. Je pensais m’être inscrit à une grande messe prenant place dans un temple, que dis-je une cathédrale de la prise de vue dont le grand prêtre m’aurait mis sur la voie de LA photographie.

Il n’en a rien été.

Je ne vous raconterai pas toute l’histoire parce que ça serait trop long. Je vous dirai seulement qu’être un grand photographe ne veut rien dire. Je m’en suis rendu compte pendant ce stage. Ce photographe qui a défrayé la chronique parce qu’il capture l’essence de la condition humaine, m’a paru tenir d’avantage du businessman que du photographe à vocation humaniste. Son fond de commerce était consititué de photographies puisées dans des pays lointains dont il faisait commerce sans scrupules et à prix fort chez lui. La méthode m’a dérangé.

Cette expérience m’a pourtant été bénéfique car depuis, je m’intéresse autant aux auteurs, qu’à leurs photographies, qu’aux lieux où ils les ont prises. J’essaye de regarder au delà de la qualité picturale, je sonde, je me documente, si j’ai la chance de rencontrer le photographe, je gratte discrètement derrière sa façade pour comprendre quel homme ou quelle femme a déclenché et pourquoi. Si la personne me parle, sa photographie me parlera certainement; si je ressens quelque chose qui sonne faux, de l’opportunisme, du manque d’éthique, de la suffisance ou de l’irrespect, je n’arrive pas à adhérer aux images et me contente alors d’apprécier la face visible qui m’est proposée.

Chez soi ailleurs et ailleurs chez soi

More blind art Beaucoup acquièsceront qu’il est difficile de photographier son quotidien car on y est confronté en permanence. On lui porte un regard différent, répétitif, qu’il est difficile d’arrêter en quelques vues. Cela mène parfois à deux comportements possibles et contraires: l’impossibilité de déclencher ou la boulimie photographique dont un exemple sont les sempiternelles séries d’une-photo-par-jour qui pullulent sur internet.

Personnellement je me situe plutôt dans la catégorie des sclérosés de la photo quotidienne car après trente ans de quotidien helvétique, mes rétines sont anesthésiées par les paysages proprets et les trop nombreux visages fermés que je croise en permanence (à force, le mien doit être verrouillé à double-tour). Je m’arrête alors sur les détails de tous les jours, les coups de lumière, les ciels, les copains, le bureau et les choses les plus anodines. Je les glâne avec mon caméraphone ou mon pocket pour ensuite les jeter sur flickr comme on griffonerait des notes sans faire attention à son écriture. Ça, et les 20477 images dans ma photothèque m’aident à attendre le prochain départ.

Paradoxalement, chez moi mon esprit est ailleurs et ailleurs j’aime me sentir chez moi. Mon regard sur le quotidien est en permanence troublé.

dimanche 15 avril 2007

VII à zéro

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Les deux jours du séminaire de l’agence VII m’ont un peu sonné par leur intensité. Je suis venu un peu en touriste sans aucune autre attente que de prendre une baffe et celle-ci fut en réalité plus forte que je ne le pensais.

Alexandra Boulat, Lauren Greenfield, Ron Haviv, Gary Knight, Antonin Kratochvil, Joachim Ladefoged, Christopher Morris, James Nachtwey, Eugene Richards et John Stanmeyer sont indéniablement des photographes hors pair mais plus que leurs talents personnels, j’ai été séduit par la cohésion de leur groupe et le côté très famille qu’ils ont su insuffler à cet évènement.

Côté photo, c’était intéressant de voir comment ces photographes explorent de nouveaux moyens de présenter leurs images. John Stanmeyer compose lui-même ses musiques sur Garageband tandis qu’Eugène Richards filme ses planches contacts. Christopher Morris nous a présenté des double-pages de son livre « My America » en commentant avec beaucoup d’humour sa relation avec la graphiste qui l’a composé. On sentait les puristes dérangés par ce qu’ils disaient être une dérive de l’image figée (still image). D’autres voyaient cela comme une évolution naturelle du média et une manière supplémentaire de véhiculer les messages derrière leur travail. Tous s’accordaient à dire que les photographes fricotent de plus en plus avec la vidéo.

Côté humain, que dire d’autre que l’on se sent insignifiant et inutile lorsqu’on sort de deux jours immergé dans la vie de dix photographes qui vouent leur vie entière à documenter le pire de ce monde. Il y avait une sensation de frustration partagée et un participant a même osé prendre le micro pour demander ce qu’il devait faire avec tout ce qu’il s’était pris dans la figure en si peu de temps.

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mercredi 11 avril 2007

VII seminar -2

Demain, départ pour le premier séminaire européen de l’agence de photo VII. L’évènement prend place à la mythique Royal Geographic Society de Londres les 13 et 14 avril.

Je me réjouis de découvrir les présentations de tous les photographes qui seront présents, dont l’impressionant James Nachtwey qui vient de recevoir le prix TED à Monterey.



Pour ceux qui ne connaissent pas le travail de James Nachtwey, c’est une lacune car les témoignages de ce photographe doivent être vus par le plus grand nombre et doivent nous sensibiliser sinon nous faire agir directement ou indirectement contre les horreurs de ce monde. Nachtwey est probablement le plus grand photographe de guerre depuis Robert Capa et plus que son œuvre, c’est l’homme qui inspire par son talent et son abnégation.

Je pars à Londres avec une seule question à poser et avec l’envie indicible de découvrir des univers photographiques que je ne connais pas. Entre nous, je m’attends à prendre une bonne baffe.

samedi 10 février 2007

Lift 2007

LIFT07En plein contraste avec mon voyage récent, j’ai assisté ces derniers jours à la conférence Lift qui vient de fermer ses portes à Genève.

Traitant des défis et opportunités de la technologie dans nos sociétés, Lift est une conférence qui attire aussi bien des penseurs, visionnaires, journalistes, jeunes et moins jeunes entrepreneurs, designers, photographes et toutes personnes intéressées par les implications de la technologie dans nos sociétés. Ce qui fait la force d’une conférence comme celle-ci, malgré qu’elle ne soit tenue qu’en langue anglaise, c’est son caractère abordable et compréhensible par tous. Bravo aux organisateurs d’avoir créé cette conférence à Genève; on en avait besoin.

Ce n’est pas mon rôle ici de vous résumer ce qui a été dit et entendu à Lift07 et je vous laisserai pour cela creuser dans les liens syndiqués par Technorati (en français également), ainsi que le flux de photos sur flickr:

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mardi 2 janvier 2007

Départ pour HEC

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Ma première rencontre avec un éléphant remonte à 1998 lorsqu’un ami m’a offert un polaroid original de Gregory Colbert avec des mots réconfortants pour une circonstance qui ne l’était pas. Depuis, cet animal est devenu comme un vieil ami à qui je dois beaucoup et pour qui je n’ai pas fait grand chose.

Depuis longtemps je m’étais promis de rendre hommage aux éléphants d’une manière ou d’une autre. C’est enfin chose faite car demain je mets le cap pour la réserve naturelle de Wasgamuwa au Sri Lanka pour participer en tant que volontaire pour l’institut Earthwatch, au programme de recherche visant la conservation de l’espèce.

HEC, en plus d’être l’école que mes parents auraient voulu que je fasse, est l’acronyme utilisé pour décrire le conflit permanent qui oppose l’homme aux éléphants sauvages. Selon la recherche, le Human-Elephant conflict aurait causé la disparition de 85% de l’espèce sri-lankaise depuis le début du 19ᵉ siècle réduisant ainsi une population d’environ 20’000 têtes à environ 3’000 à ce jour. Chaque année 100 à 150 éléphants sont encore tués par balle, empoisonnement, électrocution, mines anti-personnelles ou simplement par chute dans des puits. Ces actes peuvent être volontaires ou simplement causés par la proximité entre l’homme et l’animal.

Le projet mené par The Sri Lanka Wildlife Conservation Society (SLWCS) s’appelle: Saving Elephants by Helping People (SEHP) et vise la conservation de l’éléphant sri-lankais par des actions durables sur le terrain et auprès des populations. A ce stade, je ne m’étenderai pas trop sur le programme car tout ce que je vous raconte est tiré du briefing de l’expédition ce qui n’est pas vraiment intéressant en soi. L’information sera certainement plus riche à mon retour et je me ferai un plaisir de vous raconter alors mon expérience.

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samedi 23 septembre 2006

Prochain café-photo agglomerat.ch

Je suis membre de l’association agglomerat.ch. Et vous?

En fait, je suis membre du comité depuis la dernière assemblée générale. Il y’a environ deux ans j’étais devenu membre de soutien car j’avais reçu alors dans ma boîte aux lettres un courrier tellement laid pour un projet si beau que celui d’encourager la photographie, que je m’étais spontanément dit: ceux-là ont besoin d’aide. (Madame la Présidente, si tu nous écoutes, pardonne ma franchise.)

Me voilà donc auto-parachuté dans une activité 100% bénévole autour d’un sujet qui me plaît et sans autre but que de faire et de se faire plaisir. Ca fait du bien même si on ne trouve pas toujours le temps nécessaire pour faire tout ce qu’on voudrait.

Quatre fois par année, nous organisons des cafés-photo autour de thèmes divers et variés. Le 4ème épisode prend place ce jeudi 28 septembre à 18h au Restaurant du Parc des Bastions à Genève. On y parlera photographie et mode avec des intervenants photographes, sémiologue et directeur de publication. Le programme complet est disponible ici.

L’important est surtout que vous y soyez et que vous veniez avec vos amis et connaissances. Si vous le souhaitez, le microphone vous sera passé et vous pourrez même prendre des photos si quelque chose accroche votre regard. Pour les plus timides, cachez-vous derrière une adresse anonyme et donnez-nous votre avis par email. C’est important pour savoir vers quoi on peut avancer.

En général nous restons pour dîner après chaque café-photo pour discuter encore de photographie. C’est souvent à ce moment que les langues se délient alors joignez-vous à nous! En plus vous mangerez bien (réservez peut-être pour être sûr: 022 310 86 66).

Enfin, encouragez-nous à encourager la photographie en devenant membre. Ca ne vous coûtera pas plus qu’un repas dans un mauvais restaurant et vous pourrez vous targuer d’avoir fait une bonne action. Nos membres recevront une belle publication qui est sur le point de voir le jour si on arrive à trouver les derniers deniers pour le financer. Je vous montrerai la maquette jeudi si vous êtes des nôtres. Je suis noiraud, basané, ai des lunettes carrées et paraîs un peu fatigué. Venez me parler parce que je suis timide.

www.agglomerat.ch

samedi 16 septembre 2006

Pathways of Found Type

Andrew McKay a passé un major en graphisme à l’University of Massachusetts de Dartmouth. Pour son senior degree project il a décidé de créer un livre sur le sujet du Found Type (littéralement: typographie trouvée) et m’a contacté par email après avoir trouvé par hasard quelques spécimens sur mon site.

Dernièrement, quelques mois après lui avoir répondu, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir son livre dans lequel il présente son travail photographique accompagné de quelques images d’autres photographes/graphistes dont ma pomme.

Ce travail me touche beaucoup car il fait le pont entre les disciplines qui me font vibrer. Le found type est un réel patrimoine méconnu et j’espère que le travail d’Andrew et les belles images qui l’accompagnent changeront votre manière de regarder la typographie omniprésente qui nous entoure. La prochaine fois que vous marcherez sur une bouche d’égoût, prenez conscience que vous foulez le travail d’un graphiste.

Il n’existe malheureusement pas de version imprimée de « Pathways of Found Type » et pour respecter les droits de l’auteur, je ne peux vous le proposer que sous une forme électronique:

http://enriquepardo.com/pathways_of_found_type/
(Nécessite le plug-in Flash - Cliquer sur les coins pour tourner les pages)

Espérons que cet ouvrage reçoive un jour reliure car il le mérite.

jeudi 14 septembre 2006

Se perdre

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« Se perdre est une façon dangereuse de se trouver. » — Clarisse Lispector

Lorsque vous voyagez dans une ville inconnue ou sur les chemins tortueux de l’esprit, perdez-vous volontairement. C’est parfois dangereux mais les découvertes sont garanties. Parole d’un (modeste) voyageur.

mardi 11 juillet 2006

Pensée post-mondial

Ouf, c’est fini.

Je me disais ce matin, qu’après ce long mois pendant lequel les pays du monde nous ont prouvé leur individuation en brandissant avec un patriotisme dérangeant leurs couleurs respectives, il y a un avantage à la photographie en noir et blanc qui supprime justement ces couleurs qui peuvent parfois diviser là où elles devraient se mélanger.

Par ailleurs, n’utilise-t-on pas le terme « valeur » pour décrire les nombreuses teintes qui vont du noir le plus sombre au blanc le plus éclatant?

À quand un sport en noir et blanc avec un tantinet plus de valeurs…

Dans quatre ans le mondial se déroulera en Afrique du Sud où il paraît que l’apartheid a été aboli et tout le monde cohabite très très bien dans le respect et le partage. J’ai retrouvé cette image glânée à Cape Town qui pourrait servir de pré-publicité pour le sponsor principal. Les barbelés sont évidemment là pour éloigner les requins qui pullulent sur les côtes sud-africaines.

mardi 6 juin 2006

Jidé et la Casa Di Fulvio

Jean-Daniel Meyer expose ses photographies à la Galerie Krisal à Genève du 9 juin au 9 juillet 2006. « La Casa di Fulvio » est un travail personnel réalisé dans la maison de son beau-père située au nord-est de l’Italie dans la région du Frioul.

Aussi loin que je m’en rappelle, Jidé a toujours été présent dans mon environnement professionnel. Nous nous sommes rencontrés aux Arts-Déco vers 1985-86 alors qu’il aspirait à devenir photographe et moi j’absorbais des connaissances en graphisme. Notre première collaboration date de mes débuts d’indépendant, et depuis, nous avons grandi ensemble professionnellement, collaboré sur moult projets prestigieux, conjugué nos connaissances pour les horlogers les plus exigeants et ne nous sommes jamais vraiment pris au sérieux.

Je crois aux sensibilités qui se répondent et Jidé m’a prouvé qu’il était possible d’avoir une collaboration saine et créative. Nous n’avons jamais vraiment eu besoin de nous forcer pour que ses photos mettent en valeur mon graphisme et vice-versa. Photographiquement, je dois avouer que je me suis en partie construit au contact de son travail et si je ne l’avais pas cotoyé, aujourd’hui le paysage ne serait pas comme il est. Il n’y a qu’à lire ces extraits de son texte de présentation:

… « jeu du hors-champ » … « personne ne figure jamais sur mes images » … « certaine intimité » … « évoquer leur rapport aux objets » … « caractère suggestif » … « permettre au spectateur d’imaginer » …

pour comprendre nos parallèles. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, lui c’est le Pro (il sait donc se servir d’un flash) et moi le grapheux-qui-voulait-devenir-Jidé-dans-une-autre-vie. Je m’en émancipe petit à petit.

En tout cas, depuis le temps que je lui dis de sortir son travail personnel des tiroirs, je suis heureux de le voir enfin l’exposer. Il n’en est pas à son coup d’essai, mais cette fois quelque chose me dit qu’il émane de son travail une résonnance particulière. En tout cas de mon côté c’est un peu comme si j’avais un membre de ma famille à qui il arrivait quelque chose d’heureux.

Allons donc tous au vernissage vendredi 9 juin. Que les murs de la galerie soient criblés de petits points rouges, le sol jonché de miettes de petits-fours et nos mirettes empreintes de « La Casa di Fulvio ».

mardi 16 mai 2006

Scooter en prêt

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Pour Fabio à qui un *%!¿§\#¡ personnage a volé le scooter ce weekend, je te prête volontiers le mien en attendant.

Les clés sont dessus.

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