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Prototype inconscient d'un photographe

« novembre 2007 »

mercredi 21 novembre 2007

« To-Do » encore à cocher

Suite de: Premières esquisses

extranet_postit.gif Me voici sur le mode horaire-continu jusqu’au premier décembre. Certains clients ne réalisent pas encore que le téléphone ne répondra bientôt plus pendant quelques mois, d’autres ont poliment prévu le coup et nous pressent le citron avec bonne humeur et détermination.

Au bureau, les dernières semaines avant la fermeture sont souvent funambulesques et le seul souci qui me hante est celui de ne laisser aucun client dans l’impasse. Pour cela, un seul mot d’ordre: anticiper – Facile à dire, moins facile à faire.

Le plus périlleux est de boucler les travaux en cours tout en expliquant avec tact qu’on sera très très momentanément aux abonnés absents, sourds et muets. Le risque, si on ne prend pas garde, est que cela soit interprété comme:

« Moââ je meu câââsse en voyââge-eu. pis pas toi-eu. na-na-nèèèère-eu ».

Alors pour les dix jours qui nous séparent de la fermeture, j’ai collé ce post-it en pixels sur mon site web de gestion de projet et essaye d’abattre avec Carole les quelques To-Dos restants dont celui-ci:

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En attendant ceux-là:

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Qui seront précédés de ceux-ci:

scr_todo_visavaccins.jpg

et si j’y parviens, ceux-là:

scr_todo_ranger.jpg


À suivre…

mardi 6 novembre 2007

La photo du mois: Sortir du brouillard

20071017_5d_01790.jpg

Très vite j’ai essayé de faire abstraction d’où j’étais et m’efforçai de me concentrer sur ce que j’allais photographier. Photographier des détails d’architecture n’est pas chose facile; mais lorsqu’on n’est pas inspiré ou que l’on se trouve sur un terrain hostile c’est encore plus difficile.

Les bureaux étaient encore inoccupés car les travaux venaient de se terminer. Malgré cela, je fus frappé de voir deux personnes juchées sur une échelle nettoyant des faux-plafonds déjà maculés de jaune nicotineux. L’odeur citron-fresh de leur produits ne suffisait pas à couvrir les miasmes âcres de fumée froide qui empestaient les lieux.

Moi qui ai failli partir d’un excès de vie de mes cellules, me voici chez un marchand de mort avec le mandat de le mettre en valeur avec mon regard. Que dois-je photographier? Dois-je m’arrêter au mandat que m’a confié l’architecte? Ai-je eu raison d’accepter? Que m’autorise mon éthique? Arriverai-je à retenir mon indignation.

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