« imago »

Prototype inconscient d'un photographe

« octobre 2007 »

mercredi 31 octobre 2007

Premières esquisses

Suite de: Embryon de voyage

Les premières esquisses d’un voyage sont toujours dans la tête. Chez moi elles partent d’une envie et d’une attirance intuitive pour un pays ou un lieu. La photographie est souvent ma première motivation mais au fur et à mesure que j’apprends à voyager, d’autres éléments influent sur mes choix comme l’histoire et la culture du pays, le degré d’aventure possible ou la connexion plus ou moins logique avec le voyage précédent.

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mardi 30 octobre 2007

Genève est FON

Genève se met à l’heure du « Wifi citoyen » en invitant cinq cents habitants à devenir membre de la communauté FON. Merci à Joel Boissard de la TSR qui est venu nous filmer dans notre bocal pour le sujet monté à l’occasion de la conférence de presse donnée hier par la Ville.

Le principe de FON est simple: tu partages ton wifi = tu peux te connecter gratuitement à plus de 250’000 points FON dans le monde.

Contrairement à ce qu’annonce la journaliste en préambule, FON n’est à mon avis pas fait pour que tous ses voisins partagent la même connexion à internet mais plutôt pour inciter chacun au partage de sa propre connexion pour multiplier les points d’accès gratuits autour de chez soi et dans le monde.

FON est donc un outil anti-égoïsme efficace et je vous encourage à faire un geste envers la démocratisation du wifi et de l’accès à internet en devenant à votre tour Fonero en cliquant sur un des liens ci-dessous. On est d’accord que ceci ne résoudra ni la faim dans le monde, ni le réchauffement climatique mais si cela peut contribuer à faire évoluer les mentalités, c’est toujours bon à prendre.

FON Genève
www.fon.com
L’article sur TSR.ch

(Merci aussi à Davo pour l’enregistrement!)

dimanche 21 octobre 2007

Embryon de voyage

Comme je l’ai annoncé récemment à ceux d’entre vous qui recevez mes nouvelles mensuelles, j’ai décidé cette année de fermer mon bureau quatre mois du premier décembre au premier avril 2008. Habituellement c’est deux, mais cette fois mon intuition m’a dicté de prolonger la coupure.

Organiser quatre mois de voyages est pour moi une première et j’avoue avoir pris cette décision sans compter et sans vraiment savoir pourquoi. Une concordance d’évènements récents m’ont probablement donné le signe que mon équilibre ne se trouve pas forcément dans le métro-boulot-dodo et qu’il était peut-être temps de reprendre la route vers l’apprentissage du monde où je l’avais laissé.

Si cela vous intéresse, j’aimerais essayer de partager ici quelques étapes de mes préparatifs qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, en sont à une phase embryonnaire.

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dimanche 7 octobre 2007

La photo du mois: J’irai où ils courront

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J’aime le rugby, je n’aime pas le football. Ces derniers temps, l’actualité m’a permis de beaucoup réfléchir à l’un, à l’autre et à ce qui m’en sépare. C’est une question — encore une — qui me turlupine. Qu’est ce qui fait courir les rugbymen; pour qui ou pour quoi courent les footballeurs. Lorsque je regarde des rugbymen, pourquoi suis-je admiratif; lorsque je regarde des footballeurs, pourquoi ai-je la nausée.

Ces deux disciplines ont tant en commun et pourtant, l’une a pris une place anormalement importante dans la société pendant que l’autre a su garder une noble humilité. Souvent entend-t-on dire que les rugbymen ont des qualités humaines que les footballeurs n’ont pas ou plus.

Si j’étais un gauchiste de base, je dirai que tout ceci est la faute au pognon ma bonne dame. Ouaip, travailleurs, travailleuses, le patronat vous ment, le patronat vous spolie. Le fric a pourri le football et contaminera sous peu le rugby.

Etant apolitique, je ne le vois pas ainsi. Je pense que les rugbymen sont des marchands de valeurs et les footballeurs sont leurs faussaires.

« Valeur », le grand mot de ce siècle, utilisé à tout-va et dont la définition est aussi élastique que les bretelles de mes aïeux. La définition de ce mot résume à elle-seule toutes les contradictions perverses de notre société car pourquoi diable utilise-t-on le même mot pour décrire d’une part la qualité d’une personne et de l’autre le caractère d’un bien marchand. S’il y a un linguiste dans la salle qu’il se lève et qu’il parle maintenant.

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