jeudi 13 juillet 2006
Jeudi 4h15
Dur dur le réveil ce matin. Pour la deuxième fois, je suis allé photographier le pain et les pâtissiers chez « Golay ». Cette expérience est véritablement enrichissante et me fait beaucoup de bien.
Ce matin j’ai tenté de sortir de mes carcans et ai timidement pointé mon objectif vers des… humains! Oui vous avez bien lu. J’ai également exploré d’autres règlages de mon appareil pour sortir de certaines habitudes comme la priorité à la (trop) grande ouverture qui me joue (trop) souvent des tours.
Pour se faire accepter et passer inaperçu, le photographe n’a qu’une seule option: attendre. Ce matin j’ai pu vérifier cette règle d’or, car ce n’est qu’après trois heures passés dans cet espace restreint en compagnie de gens qui ne me connaissent pas, que l’objectif a fini par s’effacer pour laisser place à un rapport fragile et intense dans lequel, soudainement, les visages s’ouvrent, les regards deviennent complices et les sujets vous invitent presque à les photographier. Le temps imparti reste cependant très court et si on en abuse, on devient à nouveau l’intrus que l’on était en arrivant.
Attendons de voir si les images sur la pellicule montrent l’intrus et des moments volés, ou alors l’invité avec des instants partagés.
Commentaires
Sergio, vendredi 14 juillet 2006 à 15h47
Certains films utilisés en photo ont des sensibilités plus ou moins grandes et permettent d’imprimer de différentes manières l’image prise.
Avec ta sensiblité Enrique, les images que tu dessine de ta plume, m’impressionnent.
Tu es beau !